Parlez-nous des bonnes pratiques au quotidien au Salon G!
Nous avons établi de bonnes relations directes avec plusieurs de nos fournisseurs montréalais. Par exemple, nous avons une très bonne relation avec notre torréfacteur (Canal) qui vient nous visiter quelques fois par année pour nous offrir des formations barista.
De plus, avec sa collaboration, nous avons organisé une séance de dégustation de café en invitant les employé.es et quelques étudiant.es faisant partie de notre clientèle pour choisir les cafés correspondant le mieux aux préférences de celle-ci.
Nous sommes très réactifs et adaptons notre offre de produits aux demandes de notre clientèle.
Quelles ont été les bonnes pratiques explorées durant l’accompagnement délivré par Alessandro Labeque ?
Afin d’améliorer nos pratiques d’approvisionnement, Alessandro nous a suggéré de changer de fournisseur pour certains de nos produits que nous n’achetons pas directement aux producteurs. Par exemple, nous avons effectué des changements au niveau de l’approvisionnement des boissons en canette et bouteilles de breuvage disponibles au réfrigérateur.
Comment décrire le Salon G en quelques mots?
Le projet existe depuis 2014. Salon G (le comptoir café et le coin épicerie) a été au cœur des activités de notre organisme dès ses débuts.
Dans les dernières années, de nouveaux services ont été ajoutés graduellement. Le projet du Bac Alimentaire vise à offrir un accès à des aliments nutritifs à faible coût aux étudiant.es. Durant l’année scolaire, c’est près de 200 étudiant.es qui fréquentent ce service chaque semaine. Le projet est financé par les revenus du Salon G et les dons alimentaires de Moisson Montréal.
Quelles sont vos responsabilités au sein de Sphère de services, l’OBNL qui porte le café?
En tant que conseillère aux opérations et communications pour Sphère de services, elles sont très variées! Je suis impliquée dans la gestion du café Salon G, soit celle de l’approvisionnement, des relations aux fournisseurs et des ressources humaines.
Je suis aussi responsable des communications sur les réseaux sociaux pour le projet.
Comme nous sommes une petite équipe de 3 personnes sur le volet coordination, je suis aussi appelée à donner des coups de main à mes collègues responsables du bac alimentaire et du tutorat.
Est-ce que vous vous considérez comme une écologiste?
Je me considère comme écologiste, réduire mon impact écologique fait partie de mes valeurs. Au quotidien, je veille à réduire mes déchets et mon gaspillage le plus possible. J’intègre un maximum d’aliments végétaux dans mon alimentation. Je privilégie aussi le transport en commun et l’achat de produits en seconde main.
En tant que commerce, est-il important de mettre en place des pratiques durables?
Oui, le café accueille plusieurs centaines de clients par jour durant l’année scolaire. Lorsque ces personnes ont accès à des options végétales plutôt que carnivores, on influence positivement leur empreinte écologique. Ça me motive de pouvoir avoir un impact considérable via la consommation de notre clientèle et des produits qu’on lui met à disposition.
Vous sentez-vous légitime pour sensibiliser votre clientèle, vos fournisseurs?
Je me sens légitime pour sensibiliser notre clientèle, qui est majoritairement formée d’étudiant.es étant dans la même tranche d’âge que moi. La sensibilisation fonctionne bien lorsque le message provient d’une personne qui nous ressemble.
Pourquoi vous êtes-vous lancés dans le programme d’accompagnement?
La personne qui était anciennement responsable du café connaissait le GUTA et s’est sentie interpellée par le programme. C’est cette même personne qui a entamé la démarche d’accompagnement avec comme objectif d’établir un diagnostic de nos pratiques en approvisionnement. Nous étions motivés par notre curiosité et envie d’améliorer nos pratiques.
Quelle est la pratique dont vous êtes la plus fière en tant que commerçante?
L’offre de produits que nous proposons à notre clientèle! Celle-ci est souvent revue et évaluée afin d’offrir des produits nutritifs, gouteux et locaux.
Quels sont vos prochains projets excitants?
L’amélioration de nos pratiques de gestion durant l’été, un moment de l’année plus calme pour le café hors de l’année scolaire. Nous en profitons pour réviser nos procédures et améliorer les pratiques de notre café.
Par exemple, nous sommes en train de réviser la procédure de gestion des dates de péremption des produits en vente afin de rendre celle-ci plus simple et efficace et ainsi réduire le gaspillage.
Quel message voudriez-vous adresser à un commerce qui voudrait changer ses pratiques?
Il ne faut pas avoir peur du changement, le courage nécessaire en vaut le coût! Prendre un risque peut être vraiment payant.
Quel enjeu vous interpelle particulièrement et comment l’adresser, dans un monde idéal?
Un approvisionnement 100% local pour notre café nécessiterait des fonds conséquents, et il faudrait que notre clientèle étudiante ait plus de budget à consacrer à son alimentation. Le revenu minimum garanti semble être une bonne avenue pour aller en ce sens.
Si vous étiez un fruit ou un légume, lequel et pourquoi?
J’adore les concombres! Ils sont synonymes pour moi de fraicheur et de croquant, un parfait mélange de texture.
Votre commerce alimentaire a tout à gagner à opérer une transition alimentaire!
Chaque accompagnement est adapté aux enjeux spécifiques du client mais les objectifs restent les mêmes : améliorer votre rentabilité et votre image, réduire vos coûts et votre empreinte écologique, et ce, tout en faisant rayonner le système alimentaire local. Découvrez l’offre de service!
Votre commerce alimentaire a tout à gagner à opérer une transition alimentaire!
Chaque accompagnement est adapté aux enjeux spécifiques du client mais les objectifs restent les mêmes : améliorer votre rentabilité et votre image, réduire vos coûts et votre empreinte écologique, et ce, tout en faisant rayonner le système alimentaire local. Découvrez l’offre de service!