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Commerces pour le climat

Christa – Coordinatrice – Innovation Jeunes

Christa – Coordinatrice – Innovation Jeunes

Tout est imbriqué, on ne pas œuvrer en sécurité alimentaire sans réfléchir à l’enjeu du gaspillage.

LES BONNES PRATIQUES POUR LA TRANSITION ALIMENTAIRE

LES BONNES PRATIQUES POUR LA TRANSITION ALIMENTAIRE

AVANT L'ACCOMPAGNEMENT

Parlez-nous des bonnes pratiques du quotidien à Innovation Jeunes!

Nous sommes très vigilants par rapport aux impacts de nos activités alimentaires. On fait un peu de production, et beaucoup de transformation et de distribution. À chaque étape, on respecte le tri des déchets et on composte au maximum.

On essaie aussi de limiter les emballages et contenants à la source via notre programme de consignation : on incite nos bénéficiaires à apporter leurs contenants, qu’ils peuvent nous donner et obtenir un rabais, ou utiliser pour faire leur épicerie.

Grâce à nos activités de transformation, on a beaucoup réduit le gaspillage, et l’agriculture urbaine nous permet d’utiliser notre compost, et de réutiliser certains matériaux ! On a récemment découvert que les sacs à filet des oignons pouvaient être utilisés en terre, pour lutter contre les mauvaises herbes. On fait de l’éducation populaire et on aime être créatifs, donc l’innovation nous permet d’explorer de nouvelles pratiques !


APRÈS L'ACCOMPAGNEMENT

Quelles ont été les bonnes pratiques explorées durant l’accompagnement?

L’accompagnement nous a permis d’avoir un avis d’expert sur les pratiques actuelles, afin d’identifier nos faiblesses et de réfléchir aux meilleures pistes pour les corriger. Nous avons choisi de mettre le gros des efforts sur la sensibilisation et la communication.

Le renforcement des bonnes pratiques passe parfois par des choses simples : par exemple, on manquait d’affichage pour aider les employés et bénévoles, là nous avons installé des visuels sur les stations de tri pour améliorer la gestion des matières résiduelles.

Comment décrire Innovation Jeunes en quelques mots?

Innovation Jeunes existe depuis 2006 dans le Centre-ville de Montréal; nous avons plusieurs volets d’activité. Sur le plan éducatif, nous avons un programme pour soutenir les jeunes dans leur réussite académique et professionnelle, une bibliothèque communautaire pour les enfants, des programmes en apprentissage du français etc.

Sur le plan alimentaire, nous opérons huit jardins, à vocation pédagogique et productive. Une partie de la production est destinée à notre marché solidaire (tarification sociale), qui se tient deux fois par mois, toute l’année.

Enfin, nous avons un volet transformation qui nous permet de réduire le gaspillage et de sensibiliser, éduquer et cuisiner avec nos bénéficiaires, tous les âges confondus !

Est-ce que les bonnes pratiques étaient intégrées dès le démarrage du projet?

Je suis en poste depuis 6 ans et les pratiques durables ont été en progression constante. Aujourd’hui, elles ont infiltré toutes nos activités ! Je pense que tout est imbriqué : on ne peut pas œuvrer en sécurité alimentaire sans réfléchir à l’enjeu du gaspillage.

En tant qu’OBNL, est-il important de mettre en place des pratiques durables?

Oui, absolument. Pour moi, le travail, c’est plus qu’un salaire, cela fait partie de la manière dont je m’épanouis. C’est d’ailleurs pour ses valeurs que j’ai postulé chez Innovation Jeunes !

Vous sentez-vous légitime pour sensibiliser votre clientèle, vos fournisseurs?

C’est une question complexe. Dans le développement communautaire, nous sommes toujours tournés vers les besoins des gens qui bénéficient de nos activités. Donc oui, on cherche toujours à promouvoir nos valeurs, et donc à sensibiliser les gens, mais nous restons toujours à l’écoute des gens du quartier pour que nos activités soient à leur image, et que nos choix ne soient pas imposés. À l’interne, c’est pareil : les valeurs et intérêts du personnel peuvent toujours s’exprimer, on fait de la place pour cela!

Qui serait selon vous le meilleur acteur pour impulser le changement au niveau des pratiques à Montréal?

À l’échelle locale, on collabore beaucoup avec les mêmes organismes : l’écoquartier et la Table de quartier, qui est le pôle d’intersection des OBNL de Peter McGill.
Au niveau national, nous recevons beaucoup de soutien du réseau Centres communautaires d’alimentation Canada (CCAC). Ils sont très aidants pour tout ce qui concerne les enjeux politiques, la mobilisation et les prises de position.

Quelle est la pratique dont vous êtes la plus fière?

Je suis vraiment fière de nos 100 kg récoltés lors de la dernière saison ! Nos bacs font souvent 1 pied carré, on plante dans les craques de la Ville et nous n’avons aucun expert horticole dans l’équipe. Donc ce résultat, à notre échelle, c’est la preuve qu’un petit espace vaut toujours la peine d’être cultivé!

Quels sont les prochains projets excitants pour rendre vos affaires plus durables encore?

Le prochain projet excitant, ce serait le camion électrique mutualisé avec les partenaires locaux, ça s’en vient pour 2025. Nous avons aussi démarré une collecte d’informations sur nos marchés. L’objectif est de créer une ressource centralisant les meilleures astuces anti-gaspillage, puis on va la distribuer, sur le thème « Voici ce que vous faites »!

Si vous étiez un aliment ou une plante, lequel et pourquoi?

Si j’étais une graine, je serais une graine de capucine, car ça ressemble à un petit cerveau, et j’ai fait mon bac en neurosciences.

Un accompagnement réalisé par La vague, partenaire du GUTA! La vague outille les commerces alimentaires dans leur transition écologique grâce à son expertise en lien avec la réduction à la source et l’économie du réutilisable en services alimentaires. Découvrez son offre de service!

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