Parlez-nous des bonnes pratiques du quotidien au MainLine!
D’abord, nous essayons de communiquer autant que possible sur notre mandat environnemental, et en particulier sur tout ce concerne le réemploi de matériel et de mobilier utilisé durant les spectacles.
Pour les consommations dans le théâtre, on privilégie l’approvisionnement local : nos bières et nos seltzer viennent du Québec. Pour réduire les déchets, on a aussi fait des choix au niveau des options proposées : nous avons remplacé les canettes par des fûts de bières, nous ne vendons plus de bouteilles d’eau, et les sacs de chips ont été remplacés par du popcorn dans certains évènements.
Nous sommes attentifs à notre consommation d’énergie : on utilise des rideaux thermiques, on ne chauffe jamais les salles vides et on couvre nos fenêtres l’hiver.
Une pratique avec un bel impact : la réutilisation des affiches, et la suppression des flyers pour promouvoir les spectacles! Ça réduit beaucoup les flux de papier et de plastique par évènement.
Quelles ont été les bonnes pratiques explorées durant l’accompagnement?
Nous avons pas mal concentré les efforts sur la réduction des déchets générés lors du festival. D’abord, nous avons regroupé les bacs ensemble pour diminuer le taux de contamination. Pour les breuvages, nous avons cessé de donner automatiquement des verres avec les canettes, et nous sommes passés à 100 % en format Ecocup.
Comment décrire le théâtre en quelques mots?
Le MainLine est un théâtre multidisciplinaire qui invite les artistes à créer des spectacles basés sur les valeurs du festival Fringe. Nous venons de célébrer le 20ème anniversaire du théâtre, et la 36ème édition du Festival!
Notre plateforme permet aux artistes d’avoir la liberté de créer les œuvres de leur choix, et à nos spectateurs de découvrir des pièces hors du commun ! On suit l’idée que n’importe qui peut proposer une œuvre sur n’importe quel sujet, puis on procède par tirage au sort et on les ajoute à la programmation. Le prix du billet doit respecter un équilibre entre accessibilité pour le public et juste rémunération des artistes.
Pourquoi avoir intégré une dimension durable à vos activités?
Le théâtre MainLine est un OBNL avec un mandat environnemental : on a pas mal de bonnes pratiques en place et l’objectif est de communiquer sur cet engagement et d’inviter d’autres théâtres à nous imiter. On a ajouté cette dimension écologique au festival Fringe de Montréal, c’est une spécificité locale.
En tant que professionnel, est-il important de mettre en place des mesures écoresponsables?
Oui, en tant qu’établissement de théâtre indépendant, c’est notre devoir de montrer l’exemple, le chemin. Sur le plan personnel, on fait ce qu’on peut, et au niveau du théâtre on va profiter de cet impact plus large : on peut sensibiliser tous les artistes qui passent par le MainLine, et qui emporteront ensuite ces bonnes pratiques dans leurs bagages.
Pourquoi vous êtes-vous lancé dans le programme d’accompagnement?
C’est grâce à notre directrice générale, Amy, qui est toujours à l’affût d’opportunités pour le développement du Théâtre. L’idée générale était de mettre l’accent sur la réduction de l’empreinte écologique en générale, et du gaspillage de matière, en particulier!
Quelle est la pratique dont vous êtes le plus fier?
Ce serait la suppression des flyers! Au-delà de l’aspect écologique, c’est intéressant car ça oblige les artistes à être créatifs pour réinventer leur promotion sans coûts supplémentaires.
Et, plus généralement, l’initiation de cette démarche générale. Ce n’est pas évident d’avoir des discussions sur l’environnement, de parler des progrès à faire et de réaliser que l’environnement nous affecte concrètement. Par exemple, nous avons eu des annulations à cause de la météo extrême.
Quels sont vos prochains projets excitants pour rendre vos affaires plus durables?
On voudrait mieux diffuser nos bonnes pratiques auprès des artistes et des spectateurs, particulièrement durant le festival, et aller vers davantage de mutualisation d’équipements avec les autres festivals!
Quel message voudriez-vous adresser à un commerce qui souhaite changer ses pratiques?
Il faut être l’exemple. L’humain craint le changement, mais une fois que c’est démarré, on réalise que ce n’est pas si compliqué que ça! Et prendre conscience qu’on va avoir un impact à long terme est toujours gratifiant.
Quel enjeu vous interpelle particulièrement et comment l’adresser, dans un monde idéal?
Dans un monde idéal, j’aimerais que notre festival soit carboneutre. Puis une fois que c’est fait, aller vers un festival carbopositif !
Si vous étiez un fruit ou un légume, lequel et pourquoi?
En tant qu’équipe, nous sommes du miel, le résultat est l’amalgame de plein de petites choses et d’étapes. On est partis du butinage de la fleur, on a fait le déplacement et on a ramené tout ça à la ruche!
La vague, c’est l’organisme qui accompagne la transition écoresponsable des cafés et restaurants du Québec!
Un accompagnement réalisé par La vague, partenaire du GUTA! La vague outille les commerces alimentaires dans leur transition écologique grâce à son expertise en lien avec la réduction à la source et l’économie du réutilisable en services alimentaires. Découvrez son offre de service!
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