Parlez-nous des bonnes pratiques au quotidien au Cass Café !
Le café a été pensé de manière écologique : on essaie de montrer l’exemple en proposant des produits durables et des activités axées sur l’environnement et la communauté !
Ça va se traduire par des choix exigeants, notamment au niveau de l’approvisionnement : notre offre alimentaire est exclusivement végane, et toutes nos recettes sont composées d’ingrédients locaux. Nous collaborons avec Café Binocle, un torréfacteur « climato positif » qui rémunère équitablement les producteurs. Tous ses équipements sont électriques, et ses sacs de café sont compostables.
Plus généralement, tous les contenants et emballages proposés au café sont compostables ou réutilisables, et on lutte au maximum contre le suremballage au niveau des livraisons. Mon lait végétal vient en vrac et mes viennoiseries dans des bacs, par exemple.
Quelles ont été les bonnes pratiques explorées durant l’accompagnement délivré par Projet Zéro Déchet ?
L’accompagnement avait pour objectif de pousser encore plus loin la démarche !
J’ai voulu travailler davantage la réduction des déchets à la source et la recherche d’alternatives plus locales et durables pour certains produits.
Concrètement, l’organisme Projet Zéro Déchet a réalisé une étude de marché sur les fromages véganes, et les produits en vrac disponibles dans le quartier.
Nous avons travaillé sur l’emplacement des stations de tri, et l’analyse des déchets produits sur place et des produits ménagés utilisés.
Tout ce travail a été présenté à l’équipe via une formation sur les gestes de tri et la réduction de l’usage unique.
Comment décrire Cass Café en quelques mots?
Le café est officiellement ouvert depuis quatre mois (septembre 2024) ! C’est un café écoresponsable, on met l’accent sur l’environnement, la communauté et les enjeux sociaux. C’est pour ça que j’aime aussi parler de « café conscient ». En plus de nos activités habituelles, on a une programmation événementielle, avec des projections de documentaires en soirée, par exemple. Cela permet de lever des fonds pour les OBNL que nous voulons soutenir.
Quel était le projet de base? Reposait-il sur un modèle vertueux?
Oui, le projet était tourné vers l’humain et la planète dès le départ, et c’est ce qui a permis de le voir naître ! Pour le financer, j’ai notamment lancé une campagne de sociofinancement avec La Ruche, et cela a fonctionné grâce à cette vision écoresponsable.
Est-ce que vous vous considérez comme une écologiste?
Je suis très sensibilisée aux enjeux écologiques. J’ai fait des études en environnement et j’ai eu la chance de faire de longs voyages en fourgonnette, et de me confronter à de nombreux enjeux écologiques. Ce lieu représente la conciliation de mes deux passions : l’environnement et le café. Je n’aurais pas ouvert un café si je ne me sentais pas capable d’en maîtriser les impacts.
En tant que commerce, est-il important de mettre en place des pratiques durables?
Je pense qu’à travers mes efforts de sensibilisation, j’envoie des signaux positifs qui peuvent remonter jusqu’aux grands joueurs, ceux dont l’impact est vraiment considérable. Certains commencent à s’y mettre, mais pas forcément pour les bonnes raisons, et l’écoblanchiment est devenu une pratique très courante.
Donc je pense qu’il faut essayer d’embarquer du monde, en montrant sur les réseaux sociaux que les modèles responsables peuvent fonctionner. Il faut choisir les bons mots, sans brusquerie ni jugement, et toujours proposer des solutions. Par exemple, beaucoup de commerces voudraient proposer quelques options véganes, mais ne savent pas forcément comment les choisir et les cuisiner.
Pour ceux-là, parler de ma carte sur les réseaux sociaux est une bonne stratégie !
Vous sentez-vous légitime pour sensibiliser vos fournisseurs?
Oui, j’y crois vraiment, il ne faut pas avoir peur de demander aux fournisseurs de changer leurs pratiques pour être compatible avec nos valeurs. Donc je privilégie toujours la discussion, et si ça ne fonctionne pas, d’autres méthodes existent, comme le boycott!
Si cela ne me convient pas, je ne consomme pas, c’est aussi simple que ça. Donc, je ne fais pas affaire avec les compagnies qui pratiquent le suremballage lors de la livraison, ou les torréfacteurs qui utilisent des équipements trop polluants.
Au début, ça demande du boulot pour trouver les bons produits, mais on peut compter sur l’entraide et le réseau pour avancer!
Pourquoi vous êtes-vous lancés dans ce programme d’accompagnement?
C’est Anjelika de Projet Zéro Déchet qui m’a parlé du Fonds d’accompagnement du GUTA. C’était un moment parfait car j’allais ouvrir dans les prochains mois et j’avais besoin d’un avis extérieur pour passer mes pratiques en revue !
Est-ce que vous avez rencontré des difficultés dans votre démarche?
Nous sommes un café végane avec peu de choix, donc on va parfois avoir des réactions de la clientèle. Dans ces cas-là, je ne parle pas du bien-être animal, je ne veux pas culpabiliser les gens alors je reste sur un message positif : le lait d’avoine vient d’ici et, surtout, il est bon !
La plupart des gens sont ok avec ça, autrement je leur recommande les autres cafés du quartier.
Quelle est la pratique dont vous êtes la plus fière?
Ce serait le fait de tenir bon avec mes valeurs, de ne jamais aller au plus simple !
Quels sont les prochains projets excitants?
On prévoit encore plus de projections de documentaires, et de belles collaborations avec des compagnies qui partagent nos valeurs. Cette fin de semaine, j’organise notre première soirée « vin et fromage » végane !
Quel message voudriez-vous adresser à un commerce qui voudrait implanter des pratiques plus durables?
Ce serait de faire suffisamment de recherches avant de se lancer. Souvent, on pense que certains produits économiques permettent de sauver de l’argent, mais c’est rarement le cas. Et, au bout du compte, le sacrifice sur la qualité ne vaut jamais le coup ! Il ne faut pas craindre d’investir dans du bon équipement, plus durable, qui permettra par exemple de sauver de l’eau, de l’énergie, et donc de l’argent sur le long terme.
Quel enjeu vous interpelle particulièrement et comment l’adresser, dans un monde idéal?
De façon générale, je pense que la meilleure méthode pour attirer du monde, c’est de proposer des activités ludiques. Les défis collectifs comme le Vegan ou Dry January sont très efficaces pour sensibiliser les gens, ou encore les courses avec ramassages de déchets, par exemple.
Si vous étiez un fruit ou un légume, lequel et pourquoi?
Un kaki ! C’est un fruit japonais très bon qui vient durant le temps des fêtes.
Au Projet Zéro Déchet, notre mission est d’optimiser les pratiques de votre entreprise pour allier performance et durabilité.
Un accompagnement réalisé par Projet Zéro Déchet, partenaire du GUTA! Projet Zéro Déchet allie impact social, écologique et économique pour intégrer efficacement les principes zéro gaspillage au cœur de votre activité. Découvrez son offre de service!
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